«On le surnommait la bouillotte». A Canal +, où Thierry Gilardi a travaillé 17 ans (de 1987 à 2004), Michel Denisot, interrogé à 20minutes.fr, se souvient encore des coups de sang du journaliste sportif, disparu mardi, à 49 ans, des suites d'une crise cardiaque. «Thierry avait un sacré caractère et était assez chaud avant les directs, raconte-t-il, mais dès qu'il prenait l'antenne, il parvenait à faire baisser sa température.»
Gilardi n'était pourtant pas un caractériel, mais un «insatisfait par passion», précise Michel Denisot. «Au boulot, ses exigences étaient permanentes: il voulait toujours une statistique de plus sur un joueur, un micro mieux placé, un cadrage plus net.»
L'amour des sports de ce petit-fils d'Italiens remonte à son enfance à Saint Germain en Laye, assure Arnaud Pericard, un ami de longue date, dont les parents étaient amis avec ceux de Gilardi. «De 1977 à 1982, sa mère Giselle Gilardi a été l'adjointe de mon père, Michel Péricard, l'ancien maire de Saint Germain, précise-t-il. Nos familles partaient en vacances ensemble. Et quand j'avais 8-9 ans, c'est Thierry qui m'a appris à skier, lui qui avait douze ans de plus que moi.»
L'autre passion de Gilardi, c'est le rugby. Dans les années 80, il jouait arrière dans l'équipe de la ville, le Stade Saint Germanois Rugby Club, aux côtés du futur international Franck Mesnel. «Ses copains de rugby de l'époque sont restés ses amis d'aujourd'hui, reprend Arnaud Pericard, car Thierry portait en lui les valeurs du rugby et était d'une extrême fidélité en amitié.»

